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Cancers : l’Inserm soupçonne l’environnement

Soumis par sur 7 octobre 2008 – 13:12 | 3 745 vue(s)

Publié dans DD Magazine, écrit par Alexandra Lianes / 07 octobre 2008

Quel est l’impact d’un facteur environnemental, tel l’amiante, les fumées de diesel ou les pesticides sur le risque de cancer ? Dans un nouveau rapport, des chercheurs de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) ont dressé une liste des facteurs liés à l’environnement susceptibles de causer neuf types de cancer dont le cancer du poumon, les mésothéliomes ou les cancers du sein, de l’ovaire, du testicule, de la prostate et de la thyroïde.

Des facteurs environnementaux comme le tabagisme passif, l’amiante, ou encore les fumées de diesel auraient une causalité avec le développement de certains cancers dont l’exposition est subie et non générée par des comportements individuels. Dans son rapport, l’Institut dresse un constat basé sur des données de la littérature internationale et donne des recommandations et de précautions à prendre pour limiter l’exposition à ces facteurs liés à l’environnement.

« L’amiante, un cancérogène professionnel avéré pour le poumon et pour le mésothéliome, est la plus fréquente des expositions professionnelles à l’origine de cancers du poumon », souligne l’Inserm. Même si le niveau d’exposition est en nette baisse depuis 1997, année d’interdiction de l’utilisation de l’amiante en France, l’Institut recommande de veiller à renforcer les mesures de suivi des expositions à l’amiante.

Le radon, lui aussi classé comme cancérogène avéré pour le cancer du poumon « pourrait être également impliqué dans les leucémies chez l’adulte et l’enfant », souligne l’Inserm qui recommande de réduire l’exposition au radon domestique et en milieu professionnel.

Sur les particules fines, l’Inserm rappelle que « plusieurs études ont montré une association entre les particules atmosphériques et le cancer du poumon ». Une nouvelle directive européenne sur la qualité de l’air (publiée en juin 2008) introduit un seuil applicable aux poussières PM 2,5 qui n’étaient pas réglementées jusqu’à présent.

Côté pesticides, les chercheurs estiment que « près d’un millier de molécules ont été mises sur le marché en France ; les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de onnées toxicologiques et épidémiologiques suffisantes. »

Les effets des expositions chroniques à de faibles doses de polluants et ceux des mélanges demeurent un problème non résolu, conclut le rapport. De même, la possibilité d’interaction entre différents polluants (synergie, opposition, indépendance) peut être cruciale pour les contaminants souvent associés (par exemple pesticides et dioxines) ou les contaminants présents dans des particules. Enfin, de nombreux polluants peuvent avoir des effets multiples et il est nécessaire d’envisager l’ensemble des mécanismes d’action possibles, estiment les chercheurs.

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