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Thomas Schmidheiny, frère de Stephan Schmidheiny mis en examen en Italie

Soumis par sur 26 juillet 2012 – 1:38 | 2 938 vue(s)
Thomas Schmidheiny, le frère de Stephan Schmidheiny, a été mis en examen en Italie dans le cadre d’une enquête concernant les victimes italiennes de l’amiante ayant travaillé en Suisse.

La justice italienne a mis en examen Thomas Schmidheiny, le frère de Stephan Schmidheiny, dans le cadre d’une enquête concernant les victimes italiennes de l’amiante ayant travaillé en Suisse, a annoncé le procureur de Turin Raffaele Guariniello. Elle a aussi lancé des commissions rogatoires en Suisse.

Procès en préparation

La justice italienne poursuit ses investigations sur les cas de décès de travailleurs italiens dans les deux usines suisses du groupe Eternit. Pour préparer ce procès, le procureur veut notamment établir s’il existe une similitude entre les conditions de travail dans les établissements italiens et suisses.

L’enquête, qui porte sur près de 200 décès de travailleurs des usines de Niederurnen (GL) et de Payerne (VD), « suit son cours », selon Raffaele Guariniello. Elle vise aussi Thomas Schmidheiny « pour la brève période où il a dirigé Eternit Suisse », précise-t-il.

Le porte-parole de Thomas Schmidheiny, Jörg Danzler, n’a pas confirmé cette information, affirmant ne pas être au courant de cette enquête. Il a cependant rappelé qu’au moment où Thomas Schmidheiny a pris les rênes d’Eternit Suisse en 1989 « il n’y avait quasiment plus d’amiante » dans les usines du groupe.

Prescription en Suisse

La justice ne s’était jusqu’alors pas penchée sur les usines d’Eternit en Suisse, où les actes sont prescrits. Dans une décision rendue en août 2008, le Tribunal fédéral a rejeté définitivement la plainte des familles de deux employés d’Eternit et d’un habitant de Niederurnen, tous trois décédés. La plainte concernait entre autres Thomas et Stefan Schmidheiny.

L’enquête est toutefois possible pour les citoyens italiens ayant travaillé en Suisse, car en Italie l’homicide intervient au décès de la victime et non lors des faits incriminés, comme en Suisse, précise le procureur de Turin, qui avait déjà représenté l’accusation lors du premier procès.

Dans le cadre d’un premier procès concernant le groupe italien Eternit S.p.A. Gênes, Stefan Schmidheiny et son associé, le baron belge Jean-Louis de Cartier, ont été condamnés le 13 février à 16 ans de réclusion pour la mort d’environ 2000 employés des usines de la société transalpine.

Le tribunal avait exclu Eternit Suisse du procès contre son homologue italien. Le parquet de Turin et les deux industriels ont fait appel. Les avocats de Stefan Schmidheiny ont assuré que leur client n’a jamais eu aucune responsabilité dans la société transalpine et qu’il n’en a été qu’actionnaire.

source : RTS.ch

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