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Turin : procès pénal contre les propriétaires et actionnaires d’Eternit

Soumis par sur 22 juillet 2009 – 22:39 Un commentaire | 72 672 vue(s)

L’industriel suisse Stephan Schmidheiny et le baron belge Jean-Louis de Cartier ont été renvoyés devant la justice pour leur implication dans l’enquête sur les victimes de l’amiante en Italie. Leur procès s’ouvrira le 10 décembre à Turin.

Au terme d’une instruction qui aura duré cinq ans, la Juge Christina Palmesino a estimé que suffisamment de preuves  ont été réunies contre les deux anciens propriétaires d’Eternit SA Italie. Aujourd’hui, mercredi 22 juillet 09,  avec la décision de renvoyer les deux responsables en justice, «une page importante de l’histoire de l’amiante en Italie et dans le monde a été écrite», a estimé le procureur de Turin Raffaele Guariniello, qui a instruit le dossier.

Cette décision revêt une importance considérable pour plusieurs raisons. Par le nombre impressionnant de plaintes reçues, ce procès va rendre lisible l’ampleur du drame de l’amiante. Cette fois, ce sont des hauts dirigeants qui comparaîtront, et non plus des directeurs italiens ou suisses. Ce procès a aussi une dimension internationale : Eternit, c’était 72 centres de production, répartis dans le monde entier, que s’étaient partagés ces grandes familles suisse, et belge.

Ce procès aura lieu le 10 décembre prochain et il va se dérouler dans un contexte émotionnel très fort.

N’oublions pas que Stephan Schmidheiny, qui vit actuellement au Costa Rica, est la cinquième fortune suisse. Il a une dizaine d’avocats qui travaillent pour lui. Pour les victimes, la défense s’est préparée depuis vingt ans, un travail de recherche et d’enquêtes qui ont pris des années et qui arrivent enfin à terme.

Selon les parties civiles, environ 2000 personnes sont décédées des suites de cette contamination et environ 800 autres sont malades. Il s’agit d’anciens employés qui ont travaillé pour Eternit SA Italie entre 1973, année du rachat des fabriques par MM. Schmidheiny et de Cartier, et 1986, année de la faillite des sites.

Les défenseurs des victimes demandent des sanctions conséquentes. Outre douze ans de prison, les actionnaires et les administateurs des sociétés risquent 1,5 million d’euros d’amende par décès. Il faut que ce procès soit à la hauteur du drame vécu à l’échelon international.

Sur place, les associations de défense des victimes sont en train de préparer un forum permanent autour du palais de justice de Turin, où seront accueillies les délégations de victimes de toutes les usines Eternit pendant le procès qui devrait durer deux ans.

Pour l’association CAOVA, cet événement consiste en une grande victoire. La suite  du procès est décisive aussi en Suisse pour tous les travailleurs italiens qui ont travaillé dans les usines Eternit en Suisse et plus largement, nous nous associerons à toutes les initiatives réclamant la création d’un tribunal pénal international du travail afin de traduire en justice les responsables patronaux internationaux responsables des morts au travail.

propriétaire et actionnaire d'Eternit

Stephan Schmidheiny propriétaire et actionnaire d'Eternit, cinquième fortune de Suisse


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